Les images contées des colporteurs

Bien au-delà du tableau conventionnel et abstrait de l’historiographie traditionnelle, basé sur la nette opposition entre livre et public « lettrés », et livre et public « populaires », cette étude dessine le tableau complexe des stratégies de production, de distribution et de circulation des images...

Descrizione completa

Salvato in:
Dettagli Bibliografici
Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/feeries,
Autore principale: Velay-Vallantin, Catherine
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Féeries 2014
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Bien au-delà du tableau conventionnel et abstrait de l’historiographie traditionnelle, basé sur la nette opposition entre livre et public « lettrés », et livre et public « populaires », cette étude dessine le tableau complexe des stratégies de production, de distribution et de circulation des images du conte : en filigrane de cette problématique, il s’agit de démontrer comment le conte mis en images imprimées constitue un élément mobile et transversal dans une société essentiellement urbaine et moyennement alphabétisée. L’histoire, la fonction et l’utilisation sociale de ce conte mis en images sont reconstruites sur ce qui reste de l’ancienne notion de « culture populaire » définie comme phénomène séparé et autonome. Deux études de cas appuient cette analyse : celle de La Belle et la Bête, du conte de Madame de Villeneuve à l’opéra-comique de Marmontel et Grétry, Zémire et Azor, jusqu’aux livrets de colportage français et aux chapbooks britanniques (de la mi-xviiie au début du xixe siècle) ; celle des continuations de La Barbe Bleue, fin xixe siècle, des contes de la Littérature de la Décadence aux planches d’Épinal.