Le statut paradoxal du conte philosophique : construction et déconstruction des croyances dans trois contes de Diderot
Au tournant des xviie et xviiie siècles, émerge une sous-catégorie du conte dont l’intention est d’éclairer les lecteurs sur ce qui aveugle les consciences, notamment toutes les formes de croyances (la religion, la science, la fiction elle-même). Il s’agit ici d’étudier trois contes philosophiques d...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/feeries, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Féeries
2013
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Au tournant des xviie et xviiie siècles, émerge une sous-catégorie du conte dont l’intention est d’éclairer les lecteurs sur ce qui aveugle les consciences, notamment toutes les formes de croyances (la religion, la science, la fiction elle-même). Il s’agit ici d’étudier trois contes philosophiques de Diderot : Les Bijoux indiscrets, l’Entretien d’un père avec ses enfants ou le danger de se mettre au-dessus des lois et Les Deux Amis de Bourbonne. Bien que leurs cadres spatio-temporels soient très différents, ces trois textes présentent une structure enchâssée qui permet au lecteur de se laisser emporter par l’histoire, tout en conservant un recul critique. Cette composition a ici une fonction philosophique : au cœur de la diégèse, les personnages développent une réflexion sur la croyance et l’illusion (y compris romanesque), et la structure met en lumière les mécanismes de créance des personnages eux-mêmes. La chose est à la fois dite et montrée. Dès lors, le conte philosophique devient un outil de connaissance, compris comme moyen de connaître et d’expérimenter les moyens de la connaissance elle-même. |
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