Le conte mystique du Petit Chaperon rouge : la Bête du Gévaudan et les « inutiles au monde »

C’est en 1764 qu’émerge en Gévaudan l’histoire de la « fameuse bête qui dévorait les bergères ». L’intelligibilité des faits réels, légendaires et folkloriques, dépend alors de la lecture prescrite par l’évêque de Mende d’abord, par les curés des villages meurtris ensuite. En 1765, les récits de la...

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Wedi'i Gadw mewn:
Manylion Llyfryddiaeth
Cyhoeddwyd yn:URI:https://journals.openedition.org/feeries,
Prif Awdur: Velay-Vallantin, Catherine
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: Féeries 2013
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Crynodeb:C’est en 1764 qu’émerge en Gévaudan l’histoire de la « fameuse bête qui dévorait les bergères ». L’intelligibilité des faits réels, légendaires et folkloriques, dépend alors de la lecture prescrite par l’évêque de Mende d’abord, par les curés des villages meurtris ensuite. En 1765, les récits de la dévoration de deux jeunes filles s’apparentent au conte du Petit Chaperon rouge, en particulier à la version donnée dès le xi e siècle par Egbert de Liège. Tout au long du xviiie puis du xix e siècle, des occasionnels aux images sur feuilles volantes, émerge alors une lecture catholique du conte à l’aune de cette légende « punitive ». Au début du xx e siècle, les réécritures et les représentations iconographiques du Petit Chaperon rouge pour la littérature de jeunesse dépendent encore largement de ces oscillations, du réel au romancé, de Paris à la province, des théologiens catholiques aux « mécréants » lozériens.