Iconographie de la Bête : enjeux moraux des variations animales du conte de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont dans le livre illustré, 1800‑1946
Le formidable succès éditorial du conte « La Belle et la Bête » de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont, notamment dans le domaine de l’édition pour la jeunesse, a entraîné dans son sillage une profusion de représentations iconographiques. Des premières illustrations de l’époque romantique à Jean Cocte...
שמור ב:
| הוצא לאור ב: | URI:https://journals.openedition.org/feeries, |
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| מחבר ראשי: | |
| פורמט: | Article ou chapitre numérique |
| שפה: | Français |
| יצא לאור: |
Féeries
2026
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| נושאים: | |
| גישה מקוונת: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| סיכום: | Le formidable succès éditorial du conte « La Belle et la Bête » de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont, notamment dans le domaine de l’édition pour la jeunesse, a entraîné dans son sillage une profusion de représentations iconographiques. Des premières illustrations de l’époque romantique à Jean Cocteau, en passant par Gavarni, Walter Crane, Eleanor Vere Boyle, Edmund Dulac ou Jessie Wilcox Smith, l’imagerie de la Bête a subi bien des métamorphoses, l’ours, fréquent au xixe siècle, semblant avoir été supplanté par le lion au xxe siècle. Notre hypothèse est qu’il y a un lien entre l’évolution de l’iconographie de la Bête et celle de sa représentation morale qui oscille entre une figure civilisée, respectueuse, voire soumise à la Belle et un personnage colérique, dominateur, féroce, effrayant, incarnant la sauvagerie. Chaque animal ayant ses connotations culturelles, il convient de s’interroger sur les inflexions symboliques de telle ou telle solution iconographique, dans un contexte où « La Belle et la Bête », au xviiie siècle comme aujourd’hui, peut être rapporté à la question de la maîtrise des appétits sexuels, et à un apprentissage, pour les jeunes garçons, de la civilité dans les rapports amoureux. |
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