La clé et le puits : à propos du déchiffrement des contes et des fables

Le conte et les deux sortes de fables, la Grande (le mythe) et la petite (l’apologue) sont des récits à double sens : le sens littéral et le sens caché ou figuré. L’étude vise à examiner quelles sont les variations et différences dans le mode de déchiffrement de ces trois sortes de récits fabuleux.D...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/feeries,
Autor principal: Gaillard, Aurélia
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Féeries 2011
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descripció
Sumari:Le conte et les deux sortes de fables, la Grande (le mythe) et la petite (l’apologue) sont des récits à double sens : le sens littéral et le sens caché ou figuré. L’étude vise à examiner quelles sont les variations et différences dans le mode de déchiffrement de ces trois sortes de récits fabuleux.Dans un premier temps, historique, il s’agit de voir comment la liquidation de la Grande fable grecque, et son mode de déchiffrement allégorique, a déterminé une reconfiguration des rapports entre les trois sortes de récits, d’où le conte est sorti valorisé et a, en retour, infléchi la conception du fabuleux. Pour le dire vite, avant 1700, tout était « fable », après, tout devient « conte ».Dans un second temps, poétique, il s’agit alors de définir des modes de déchiffrement, à partir d’une image structurelle, celle du puits, dans lequel se trouverait la vérité ou un trésor. Si l’essence de tout récit fabuleux réside dans l’épaisseur d’un sens à déchiffrer, la différence entre les trois types de récits fabuleux est dans la manière dont ce sens est à déchiffrer plus que dans la nature de ce sens (sacré, désacralisé, parodique). Ce sont ces trois manières de considérer les « clés » du déchiffrement qu’examine pour finir l’étude.