Deux exemples des relations ambiguës du conte merveilleux et de la morale : Les Aventures d’Abdalla de l’abbé Bignon, Boca de Mme Le Marchand

Cet article se propose d’analyser les formes de l’ambiguïté qui définissent les relations du merveilleux et de la morale à partir de deux textes de la première moitié du xviiie siècle : Les Aventures d’Abdalla de l’abbé Bignon (1712) et Boca de Mme Le Marchand (1735). Les deux récits installent au c...

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Udgivet i:URI:https://journals.openedition.org/feeries,
Hovedforfatter: Robert, Raymonde
Format: Article ou chapitre numérique
Sprog:Français
Udgivet: Féeries 2011
Online adgang:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Beskrivelse
Summary:Cet article se propose d’analyser les formes de l’ambiguïté qui définissent les relations du merveilleux et de la morale à partir de deux textes de la première moitié du xviiie siècle : Les Aventures d’Abdalla de l’abbé Bignon (1712) et Boca de Mme Le Marchand (1735). Les deux récits installent au centre du récit un héros porteur de valeurs morales clairement affirmées, mais chez l’abbé Bignon il s’agit d’un musulman qui, en aucun cas et quelles que soient ses qualités morales, ne saurait être érigé en exemple. Dans Boca, le personnage central est un artisan vertueux et dévoué, certes, mais que la conclusion du récit remet à sa place dans l’ombre des grands. Cette distorsion entre les qualités du personnage principal et la façon dont il est marginalisé, explicitement chez Mme Le Marchand, implicitement chez l’abbé Bignon, va de pair avec l’infantilisation que subissent des contes moraux dont certains ont été empruntés par l’abbé à un des plus célèbres miroirs des princes orientaux, Kalila et Dimna.