Charles Perrault, la conteuse et la fabuliste : « l’image dans le tapis »
La représentation de la conteuse fixée par Perrault, dans ses Contes d’abord en 1697, dans sa traduction des Fables de Faërne ensuite en 1699, a fondé en légitimité la pérennité de notre foi en une oralité « populaire », identifiée à la fois comme un don magique d’intelligibilité et comme une compét...
Spremljeno u:
| Izdano u: | URI:https://journals.openedition.org/feeries, |
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| Glavni autor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Féeries
2011
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| Online pristup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sažetak: | La représentation de la conteuse fixée par Perrault, dans ses Contes d’abord en 1697, dans sa traduction des Fables de Faërne ensuite en 1699, a fondé en légitimité la pérennité de notre foi en une oralité « populaire », identifiée à la fois comme un don magique d’intelligibilité et comme une compétence savante que se partageraient conteurs, fabulistes et animaux. Plus la conteuse est une « femme savante », plus elle détient les clés et les ressorts du savoir « populaire ». Plus la fabuliste est lettrée, plus elle revendique son identité orale. En cette fin du xviie siècle, l’équivalence est déterminante entre les images qui narrent et les récits qui peignent. L’historicité nécessaire à cette analyse montre que les enchevêtrements de sens entre les frontispices des Contes et des Fablesnous conduisent sur la piste des frères Perrault, des premiers Académiciens français, des imprimeurs-libraires parisiens, qui font et défont succès et notoriétés, et des fabulistes proches de Versailles, et ce jusqu’à cette ultime problématique : celle du geste éloquent, profane et énigmatique de la conteuse. |
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