Il était… encore une fois : en fin de conte, la fanfiction
Cet article explore, dans une large perspective comparatiste, un pan peu étudié de la réception créatrice des contes : les réécritures de leurs fins dans la fanfiction internationale. Sur Archive of Our Own (AO3), site choisi pour l’analyse, des milliers de textes revisitent un riche corpus de conte...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/feeries, |
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| Egile nagusia: | |
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Féeries
2025
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| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Cet article explore, dans une large perspective comparatiste, un pan peu étudié de la réception créatrice des contes : les réécritures de leurs fins dans la fanfiction internationale. Sur Archive of Our Own (AO3), site choisi pour l’analyse, des milliers de textes revisitent un riche corpus de contes du monde entier, souvent sur un mode parodique ou critique, dans une visée féministe et/ou queer. La fanfiction attire l’attention sur les normes socioculturelles véhiculées par les contes et la face cachée de leurs fins ; plus d’un·e auteur·e pointe l’injustice du genre : Quid des personnages secondaires éliminés sans cérémonie, une fois leur fonction accomplie ? Quid des vilain·e·s, vrai·e·s ou prétendu·e·s ? Quid des fées maléfiques, belles-mères et sorcières vilipendées ? Quid des princesses elles-mêmes, enfermées dans un happily ever after qu’elles n’ont pas choisi ? Fidèle à sa mission auto-imposée de réparer le monde (le Fix‑it constituant un type de récit consacré), la fanfiction s’applique à corriger les fins malheureuses, tout en relisant les conclusions prétendument positives à rebours et à l’envers ; fief, avec ses nombreux prequels, sequels et crossovers, du jeu transtextuel et transfictionnel, elle questionne les seuils et frontières du texte, les notions mêmes de début et de fin. |
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