Du conte oriental comme encyclopédie narrative
L’intérêt de l’art de Gueullette parmi les romanciers de son temps serait d’avoir produit une machinerie littéraire entièrement conçue pour tirer du narrable de tous les secteurs de la Bibliothèque, et notoirement des branches de discours réputées prétendre au savoir et à la vérité – et, qu’il l’ait...
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| In: | URI:https://journals.openedition.org/feeries, |
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| Main Author: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Language: | Français |
| Published: |
Féeries
2010
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| Online Access: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | L’intérêt de l’art de Gueullette parmi les romanciers de son temps serait d’avoir produit une machinerie littéraire entièrement conçue pour tirer du narrable de tous les secteurs de la Bibliothèque, et notoirement des branches de discours réputées prétendre au savoir et à la vérité – et, qu’il l’ait voulu ou non, d’avoir offert à ses lecteurs matière à comparer, à croiser, à hybrider discours de savoir et matière de fiction. Dans le recueil des Contes Chinois, on s’intéressera d’abord au travail proprement didactique de Gueullette, dans son utilisation de sa documentation pour l’information des lecteurs. On étudiera ensuite la dimension critique de la poétique du récit cadre envisagé comme dispositif de relecture sceptique des cadres idéologiques sous-tendant l’hypotexte documentaire dont il est inspiré. On poursuivra en travaillant, à partir de quelques thèmes symptomatiques (métempsycose, tabou de l’inceste), les enjeux de la reprise dans les séquences contées elles-mêmes, d’une matière issue ou plagiée de la documentation orientale ou des récits de voyage. Dans le recueil des Sultanes de Guzarate, on verra comment Gueullette développe son style très équivoque de l’« insert » didactique, en bas de page ou directement dans le récit, puis on reprendra la question du « métafictionnel », ici explicitement reliée à la polyphonie énonciative d’un récit cadre où les narrateurs/auditeurs ne s’assurent d’un savoir qu’à le rapporter à une culture partagée du monde des fictions. On réfléchira enfin à la portée de l’importation de longs extraits d’un étrange document d’époque sur la religion musulmane, pour esquisser une idée de la façon dont ce recueil fait insister ce qu’on pourrait appeler la question de la vérité comme effet de texte. |
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