Le jeu de l’anecdote et du conte dans les Mémoires du duc de Saint-Simon
Les Mémoires de Saint-Simon, où coexistent presque toutes les formes de récit de l’époque classique, font naturellement place au genre très en vogue du conte. Le mot « conte » peut à cette période désigner indifféremment le conte de fées ou l’anecdote plaisante, voire mensongère : la frontière reste...
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| প্রকাশিত: | URI:https://journals.openedition.org/feeries, |
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| প্রধান লেখক: | |
| বিন্যাস: | Article ou chapitre numérique |
| ভাষা: | Français |
| প্রকাশিত: |
Féeries
2010
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| অনলাইন ব্যবহার করুন: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| সংক্ষিপ্ত: | Les Mémoires de Saint-Simon, où coexistent presque toutes les formes de récit de l’époque classique, font naturellement place au genre très en vogue du conte. Le mot « conte » peut à cette période désigner indifféremment le conte de fées ou l’anecdote plaisante, voire mensongère : la frontière reste floue entre la fiction et l’histoire parce que le « conte » est de toute façon le lieu d’un relâchement de la contrainte de vérité en faveur du pur plaisir ; et aussi parce que le merveilleux appartient encore à la sphère de croyance de l’auteur des Mémoires. Ainsi, certains personnages réels des Mémoires sont assimilés à des fées, des sorcières ou des ogres, le style du narrateur venant alors adhérer à son objet en se moulant sur celui des contes ou des fabliaux. C’est le cas aussi lorsqu’il raconte les « prodiges » de la vie de cour, les extravagances du roi ou bien telle scène de chasse au cœur d’une forêt « enchantée ». Parodie consciente et amusée d’un genre à la saveur « populaire », résurgence irrésistible des profondeurs de la superstition ou retour régressif à l’enfance (les schémas narratifs et la langue simplette du conte apparaissent d’eux-mêmes sous la plume du mémorialiste dès qu’il s’agit de dire le père) : la présence du conte dans les Mémoires est tout cela ensemble. |
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