Le rictus moral de Marmontel
De l’avis des lexicographes et des théoriciens du genre, le conte serait toujours un « conte à rire ». C’est l’avis de Marmontel, père du conte moral, et en effet ses premiers contes peuvent être tenus comme des « contes à rire »¤; mais au fil des récits le comique se révèle toujours plus inconcilia...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/feeries, |
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| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Féeries
2009
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | De l’avis des lexicographes et des théoriciens du genre, le conte serait toujours un « conte à rire ». C’est l’avis de Marmontel, père du conte moral, et en effet ses premiers contes peuvent être tenus comme des « contes à rire »¤; mais au fil des récits le comique se révèle toujours plus inconciliable avec la moralité, et les contes moraux, après 1758, sont bien plutôt des « contes à pleurer ». Cette éviction du rire nous conduit à douter de l’inscription générique des contes moraux, des contes que nous caractériserons comme de faux contes et comme de vraies éthopées. On s’imaginera que le rire est alors rejeté dans l’« antipode de Marmontel », dans les contes immoraux du xviiiesiècle, et l’on aura raison, mais on remarquera, des contes en vers aux contes de fées libertins et jusqu’aux contes immoraux de la fin du siècle, le même recul du rire, le même rictus. |
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