« Une houlette peinte et dorée » : quelques réflexions sur la place de la littérature pastorale dans les contes de Madame d’Aulnoy
Les emprunts des Contes de Mme d’Aulnoy à la littérature pastorale, particulièrement nombreux, ont depuis longtemps attiré l’attention du discours critique. Cette contribution tente, au‑delà des simples emprunts thématiques ou du recours à un lexique caractéristique du monde des bergers, de mettre e...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/feeries, |
|---|---|
| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Féeries
2024
|
| Témata: | |
| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Les emprunts des Contes de Mme d’Aulnoy à la littérature pastorale, particulièrement nombreux, ont depuis longtemps attiré l’attention du discours critique. Cette contribution tente, au‑delà des simples emprunts thématiques ou du recours à un lexique caractéristique du monde des bergers, de mettre en évidence certaines techniques d’écriture précises (antonomase du nom propre, utilisation des déictiques spatiaux, emplois de tours phraséologiques…). Dans un deuxième temps, elle propose un parallèle entre la structure narrative du Nain Jaune et celle d’un roman mineur du xviie siècle, Le Silène insensé de Coignée de Bourron (1613). Le dernier volet de cette étude envisage les interventions de l’instance narratoriale sur un mode pathétique (adresses au personnage, énoncés exclamatifs en forme de commentaires), qui ne sont pas en soi typiques du genre pastoral, mais dont le grand modèle de L’Astrée a généralisé l’emploi dans la prose narrative et dont Mme d’Aulnoy use à son tour volontiers pour établir des contrastes de tonalité. Envisagée dans ces trois dimensions, l’innutrition pastorale révèle chez notre conteuse une vaste culture et une remarquable finesse d’oreille. |
|---|