« A woman who loves a woman is forever young » : le double tabou de l’inceste mère/fille et de l’homosexualité féminine dans « Rapunzel » d’Anne Sexton
Cet article propose de revenir sur « Rapunzel », septième poème du recueil Transformations d’Anne Sexton, publié en 1971, qui s’ouvre sur le vers « A woman / who loves a woman / is forever young » (« une femme / qui aime une femme / reste jeune éternellement »). Le poème sera analysé comme un récit...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/feeries, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Féeries
2023
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Cet article propose de revenir sur « Rapunzel », septième poème du recueil Transformations d’Anne Sexton, publié en 1971, qui s’ouvre sur le vers « A woman / who loves a woman / is forever young » (« une femme / qui aime une femme / reste jeune éternellement »). Le poème sera analysé comme un récit de substitutions et de transformations à plusieurs niveaux, diégétique d’abord puisque Rapunzel est échangée dès la naissance contre des raiponces du jardin de la sorcière Mother Gothel, et intertextuel puisqu’il s’agit d’une réécriture du conte des frères Grimm. À travers la relation entre Rapunzel et Mother Gothel, l’article s’intéressera au double tabou de l’inceste mère/fille et de l’homosexualité féminine en jeu dans le poème, et s’attachera à montrer comment Sexton parvient à représenter le sexe féminin, au sens polysémique du terme, en transformant les signifiants et en réinventant le langage. Nous nous demanderons enfin si la résolution ambiguë du poème-conte laisse envisager un rétablissement de l’ordre hétérosexuel et patriarcal. |
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