Charles Perrault, cinématographe. Reprise, continuation et démontage de La Belle au bois dormant au cinéma
Les contes de fées de l’âge classique constituent un matériau privilégié de l’imaginaire merveilleux occidental, délivrant à la fois figures, scénarios et motifs. Les adaptations cinématographiques des contes de fées, parce qu’ils sont plastiques et modulables, sont nombreuses et variées, mais elles...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/feeries, |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Féeries
2023
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| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Les contes de fées de l’âge classique constituent un matériau privilégié de l’imaginaire merveilleux occidental, délivrant à la fois figures, scénarios et motifs. Les adaptations cinématographiques des contes de fées, parce qu’ils sont plastiques et modulables, sont nombreuses et variées, mais elles s’inscrivent toutes dans une dynamique sérielle qui définit différents rapports de réécriture et d’interprétation. Cette étude prend pour objet les effets de transformation et de variance qui découlent de l’adaptation cinématographique, et porte plus spécifiquement sur deux reprises filmiques de La Belle au bois dormant de Charles Perrault : La Belle endormie (2011) de Catherine Breillat et Belle dormant (2017) d’Adolpho Arrietta. Chez Breillat, la dominante est accordée à l’exploration onirique de l’enfance, en investissant de symboles l’un des points aveugles du conte de Perrault : le sommeil de la Belle. Chez Arrietta, la modernisation de La Belle au bois dormant repose sur la prolifération des médias employés comme supports narratifs (musique, objets magiques, photographie), permettant ainsi d’interroger les pouvoirs des récits et les fonctions de l’imaginaire. Enfin, les films de Breillat et d’Arrietta proposent, en marge des enjeux de reprise, une réflexion sur le dispositif cinématographique lui-même. |
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