Peau d’Âne, un conte merveilleux haut en couleur : de Perrault à Demy, des réécritures inspirées
L’observation de la réécriture de certains contes permet de mettre en évidence les liens qu’entretiennent le merveilleux et la couleur par l’intermédiaire de personnages, d’un bestiaire, d’objets et/ou de costumes magiques, créant, au fil du récit, un univers coloré, expression d’un genre comme d’un...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/feeries, |
|---|---|
| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Féeries
2021
|
| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | L’observation de la réécriture de certains contes permet de mettre en évidence les liens qu’entretiennent le merveilleux et la couleur par l’intermédiaire de personnages, d’un bestiaire, d’objets et/ou de costumes magiques, créant, au fil du récit, un univers coloré, expression d’un genre comme d’une époque et d’un style. Lorsque Jacques Demy met en scène le conte Peau d’Âne, en ayant recours à une gamme chromatique étendue sans que Perrault ou ses prédécesseurs n’en ait fait explicitement mention dans le texte, sa lecture dévoile, d’une part, à quel point l’inventivité du cinéaste est stimulée par le récit merveilleux et, d’autre part, les ressources sémantiques indicibles du texte. Nous essaierons, en analysant cette réécriture inspirée du cinéaste qui a rendu Peau d’Âne universellement célèbre, de voir ce qui, dans le texte, a pu susciter cette mise en couleur du conte initial, avant de tenter de cerner la symbolique et la poétique de ces couleurs dans le récit comme dans le film. |
|---|