Les fées de Romagnesi et Procope-couteaux (1736) entre Perrault et Marivaux
Inspirée du conte Riquet à la houppe de Charles Perrault, la comédie Les Fées de Jean-Antoine Romagnesi et Michel Procope-Couteaux a figuré au répertoire de la Comédie Italienne pendant près de vingt ans à partir de 1736, année de sa création. Elle a été plusieurs fois imprimée et jouée à la Cour. C...
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| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/feeries, |
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Féeries
2008
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Inspirée du conte Riquet à la houppe de Charles Perrault, la comédie Les Fées de Jean-Antoine Romagnesi et Michel Procope-Couteaux a figuré au répertoire de la Comédie Italienne pendant près de vingt ans à partir de 1736, année de sa création. Elle a été plusieurs fois imprimée et jouée à la Cour. Comment s’explique cette fortune exceptionnelle au regard des autres féeries dramatiques contemporaines, dont le succès, si éclatant fût-il, demeurait généralement sans lendemain ?Une analyse dramaturgique détaillée mettra à jour des éléments de réponse. En soulignant la manière « mêlée » de nos dramaturges, qui vont au-delà du merveilleux conventionnel pour inscrire leur pièce dans le sillage des comédies amoureuses de Marivaux, en particulier Arlequin poli par l’amour et La Seconde surprise de l’amour ; en démontrant l’action souterraine, ample et puissante de la parole, qui se substitue tout au long de l’intrigue aux effets spectaculaires (ici relégués au second plan), et qui fait du langage même la force motrice de la pièce ; en reliant enfin cette fable, où la primauté de l’expérience est consacrée et la foi inconditionnelle dans l’entendement humain attestée, aux réflexions philosophiques qui, à la même époque, contribuent à la propagation de l’empirisme de Locke et annoncent l’optimisme triomphant des Lumières. |
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