Le conte à la scène
En s’intéressant aux adaptations de contes merveilleux pour la scène, cet article entend mettre en avant les questions d’ordre poétique et esthétique posées par la rencontre entre le conte et le théâtre de la fin du xviie à la fin du xviiie siècles. La rencontre entre les deux genres relève d’un trè...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/feeries, |
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| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Féeries
2008
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | En s’intéressant aux adaptations de contes merveilleux pour la scène, cet article entend mettre en avant les questions d’ordre poétique et esthétique posées par la rencontre entre le conte et le théâtre de la fin du xviie à la fin du xviiie siècles. La rencontre entre les deux genres relève d’un très riche phénomène d’interaction. Dans le domaine théorique, le conte et l’opéra à leurs débuts revendiquent leur « modernité » en s’appropriant le concept de « merveilleux vraisemblable » créé par les théoriciens du théâtre et en revendiquant une esthétique spectaculaire. Dans le domaine poétique, en mettant en scène des contes à succès, les dramaturges se plient au difficile exercice de la transposition d’un genre dans un autre. Cependant, loin d’être un simple exercice de style aux finalités plus ou moins commerciales, cette pratique révèle les principes poétiques communs de deux genres faits pour se rencontrer, notamment le goût de l’auto-représentation par le bais de l’encadrement et le rapport essentiel au public. Le lecteur de conte et le spectateur de théâtre sont en effet conviés à un même « enchantement » et les machines du merveilleux se trouvent être de fort puissantes allégories du pouvoir des fables. |
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