Seuils et continuité dans les Contes de Charles Perrault
L’enchantement féerique tient largement de l’éloignement de l’univers du conte par rapport à la réalité et la logique ordinaires. Or cet éloignement n’empêche nullement de préserver la continuité de la narration qui fait communiquer des mondes en les séparant, fait advenir un échange entre deux univ...
Guardat en:
| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/feeries, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Féeries
2019
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| Matèries: | |
| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | L’enchantement féerique tient largement de l’éloignement de l’univers du conte par rapport à la réalité et la logique ordinaires. Or cet éloignement n’empêche nullement de préserver la continuité de la narration qui fait communiquer des mondes en les séparant, fait advenir un échange entre deux univers en soulignant néanmoins la différence entre eux. Pour permettre ces échanges et ces renversements entre les situations et les données narratives, les figures du seuil font l’objet de toute l’attention du conteur : portes et heures, frontières physiques ou temporelles, limites spatiales et chronologiques, traits innés et déterminations naturelles assurent à la fois la liberté et la cohérence fictionnelles du conte. Univers autonome et cloisonné, le genre, chez Perrault, tend ainsi à élaborer le fait même du passage pour en faire un motif littéraire à valeur dramatique, logique et symbolique. |
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