Vues de l’esprit : la question de la sensibilité dans les fictions merveilleuses de Tiphaigne de La Roche
Conformément à la pensée des Lumières, Tiphaigne de La Roche se méfie des sens, qu'il sait insuffisants pour accéder à la vérité. Mais d'influence empiriste, il ne voit d'autre voie d'accès au savoir. Aussi est-ce paradoxalement l'imagination qui vient au secours de l'h...
Sábháilte in:
| Foilsithe in: | URI:https://journals.openedition.org/feeries, |
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| Príomhchruthaitheoir: | |
| Formáid: | Article ou chapitre numérique |
| Foilsithe / Cruthaithe: |
Féeries
2019
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| Ábhair: | |
| Rochtain ar líne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Achoimre: | Conformément à la pensée des Lumières, Tiphaigne de La Roche se méfie des sens, qu'il sait insuffisants pour accéder à la vérité. Mais d'influence empiriste, il ne voit d'autre voie d'accès au savoir. Aussi est-ce paradoxalement l'imagination qui vient au secours de l'homme, notamment à travers le rêve. Plus qu'un simple motif littéraire, le songe devient le lieu où les esprits animaux, porteurs des sensations dans le corps humain (selon les théories médicales de l'époque), vont se libérer et explorer des voies jusqu'alors inconnues. Dans ses fictions merveilleuses, l'imagination agit comme une « toile médullaire » permettant à un savoir de prendre forme, un savoir qui vaut bien les autres systèmes élaborés par les philosophes et les scientifiques – chez lesquels Tiphaigne puise d'ailleurs une partie de son inspiration. |
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