Folie et féerie
La réflexion menée dans cet article part d’un constat établi par J. Dagen dans sa préface à Acajou et Zirphile : l’omniprésence de la folie dans le conte de Duclos, sous toutes ses formes et à tous les niveaux du texte. Partant, nous proposons de relire Acajou et Zirphile à l’aune d’un intertexte pa...
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| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/feeries, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Féeries
2007
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | La réflexion menée dans cet article part d’un constat établi par J. Dagen dans sa préface à Acajou et Zirphile : l’omniprésence de la folie dans le conte de Duclos, sous toutes ses formes et à tous les niveaux du texte. Partant, nous proposons de relire Acajou et Zirphile à l’aune d’un intertexte patent : l’Éloge de la folie d’Érasme. Cette relecture s’effectue pour l’essentiel à la lumière des théories de Foucault sur l’« histoire de la folie » et aboutit à dessiner trois perspectives. Premièrement, nous constatons que l’intertextualité s’opère effectivement suivant les différentes modalités du paradigme : l’incorporation de la folie dans Acajou et Zirphile se distingue, comme chez Érasme, par une richesse singulière de contenus, un principe structurel en trois strates – représentation, énonciation, signification –, et une orientation principalement satirique. Deuxièmement, nous tentons de replacer cette folie duclosienne dans son contexte paratextuel et historique : l’utilisation du paradigme érasmien conduit au projet paradoxal de construire à partir de la folie une pédagogie rationnelle. Un premier enjeu majeur du conte se révèle alors : l’expérimentation originale par la folie des frontières philosophiques, littéraires et physiques, de la Raison. Qui dit frontières dit peut-être limites. Nous envisageons ainsi troisièmement et pour finir, les résonances sceptiques et tragiques du paradigme dans le conte de Duclos : dire ce qui inquiète au sujet de la folie, est certainement un autre enjeu de fond du jeu érasmien, en un temps proclamé par Foucault comme celui de la « grande peur ». L’objectif ultime de notre réflexion est de suggérer que l’utilisation de la topique érasmienne permet une radicalisation exemplaire des options du genre tout entier : il s’agirait in fine de proposer Acajou et Zirphile comme paradigme du conte de fées… |
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