La Pierre philosophale
L’enjeu d’une édition critique du canevas de La Pierre philosophale, de Thomas Corneille et Donneau de Visé, publiée et représentée en 1681, est triple : d’abord, c’est un des plus longs canevas imprimés en langue française de cette période ; ensuite, la minutie de sa transcription présente un intér...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/feeries, |
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| Egile Nagusiak: | , |
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Féeries
2007
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| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | L’enjeu d’une édition critique du canevas de La Pierre philosophale, de Thomas Corneille et Donneau de Visé, publiée et représentée en 1681, est triple : d’abord, c’est un des plus longs canevas imprimés en langue française de cette période ; ensuite, la minutie de sa transcription présente un intérêt dramaturgique indéniable ; enfin, c’est un point de cristallisation non seulement dans l’histoire des formes du théâtre du merveilleux, autrement dit du théâtre machinique à effets, par son caractère hybride, mais encore dans l’histoire des mentalités et en particulier, du rapport au merveilleux, par son caractère syncrétique. Comédie de la déconstruction métathéâtrale de l’illusion, du démontage systématique de toute forme de mystification et de croyance, la pièce procède dans le même temps à un curieux réenchantement du monde, par une sorte de retour du refoulé qui passe par la réappropriation du pouvoir fantasmatique, imaginaire et symbolique de la question alchimique. L’introduction et l’édition du canevas de la pièce proposent un certain nombre de pistes dramaturgiques et de clefs herméneutiques pour mesurer les implications politiques du merveilleux théâtral, et pour entrer dans ce qu’on pourrait appeler une « alchimie dramaturgique », c’est-à-dire une esthétique combinatoire et métamorphique. |
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