Sœur Anne, je ne vois rien… qu’une poétique de la manipulation

La fameuse réplique d’Anne, dans « La Barbe bleue » de Perrault, qui « ne voi[t] rien que le soleil qui poudroie, et l’herbe qui verdoie », possède une indéniable qualité poétique. Mais au-delà de l’effet esthétique qui en fait la réputation, elle joue un rôle narratif crucial, celui de révéler les...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/feeries,
Autor principal: Moog, Pierre-Emmanuel
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Féeries 2017
Matèries:
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripció
Sumari:La fameuse réplique d’Anne, dans « La Barbe bleue » de Perrault, qui « ne voi[t] rien que le soleil qui poudroie, et l’herbe qui verdoie », possède une indéniable qualité poétique. Mais au-delà de l’effet esthétique qui en fait la réputation, elle joue un rôle narratif crucial, celui de révéler les véritables relations entre les deux sœurs. Pour le montrer, il faudra non seulement examiner leurs interactions verbales, mais aussi l’ensemble de leurs relations tout au long de l’histoire. Apparaît alors la nécessité du personnage d’Anne : ni simple vestige de la tradition orale, ni simple intertexte de l’Énéide de Virgile, la sœur permet au récit d’évaluer deux attitudes conjugales et humaines opposées.