Le conte oriental à l’épreuve des Lumières en Angleterre
Venue de France, la vogue du conte oriental ne tarda pas à gagner l’Angleterre, comme le montre le nombre considérable de contes et anecdotes parus dans les périodiques de l’époque ou bien des œuvres plus conséquentes, telles que Rasselas de Samuel et Johnson et Le Citoyen du Monde d’Oliver Goldsmit...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/feeries, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Féeries
2007
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Venue de France, la vogue du conte oriental ne tarda pas à gagner l’Angleterre, comme le montre le nombre considérable de contes et anecdotes parus dans les périodiques de l’époque ou bien des œuvres plus conséquentes, telles que Rasselas de Samuel et Johnson et Le Citoyen du Monde d’Oliver Goldsmith. Le conte oriental est influencé par les valeurs de l’Enlightenment, mais garde tout son pouvoir de séduction. Si la plupart des contes adhérent aux valeurs de l’Enlightenment, certains, tels que le Vathek de Beckford, en font une critique implicite. Le cadre oriental, bien que souvent dépourvu d’authenticité, permet au lecteur de donner libre cours à son imagination et met ces contes à l’abri d’un excès de didactisme. La philosophie de ces contes procède directement de l’Enlightenment, et en particulier de l’empirisme de Locke. Le conte oriental reflète également l’intérêt général pour les découvertes scientifiques ainsi que la quête de l’universalisme. Les valeurs religieuses sont empreintes du latitudinarisme ambiant, c’est-à-dire d’une approche très tolérante. La conception de la hiérarchie sociale qui se dégage de la plupart des contes est liée au contexte historique de l’époque. Cependant, tout en étant profondément ancré dans l’Angleterre du xviiie siècle, le conte oriental conserve sa magie. |
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