La scénographie conversationnelle des contes de Crébillon
L’article cherche à montrer l’importance du dialogisme dans les contes de Crébillon (dialogisme macro-structural, mais aussi micro-structural, justifiant ses prédilections syntaxiques) et à réfléchir sur la raison d’être de son omniprésence. Pour ce faire, il analyse la genèse dans le Tanzaï du disp...
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Féeries
2007
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openedition-oai:revues.org:feeries_111 https://doi.org/10.4000/feeries.111 urn:doi:10.4000/feeries.111 fr https://journals.openedition.org/feeries/111 2007-03-05T01:00:00Z info:eu-repo/semantics/openAccess article info:eu-repo/semantics/article urn:handle:20.500.13089/gavr All rights reserved La scénographie conversationnelle des contes de Crébillon Féeries UGA Éditions - Université Grenoble Alpes info:eu-repo/semantics/reference/issn/1957-7753 info:eu-repo/semantics/reference/issn/1766-2842 URI:https://journals.openedition.org/feeries Géraud, Violaine L’article cherche à montrer l’importance du dialogisme dans les contes de Crébillon (dialogisme macro-structural, mais aussi micro-structural, justifiant ses prédilections syntaxiques) et à réfléchir sur la raison d’être de son omniprésence. Pour ce faire, il analyse la genèse dans le Tanzaï du dispositif du dialogue-cadre par lequel un auditeur malveillant et une bénévole auditrice commentent en s’affrontant la narration du conte. Ce dispositif qui fonde Le Sopha et sa suite Ah, quel conte ! voit le jour pendant le pastiche de la Marianne de Marivaux. Crébillon, dans le récit enchâssé de la fée Moustache, cherche moins à railler qu’à mettre au jour les ressorts d’une écriture proche de la sienne. Crébillon est en effet, dès ses débuts et tout au long de son œuvre, un écrivain qui s’interroge sur la fiction du même mouvement qu’il la crée. Si les contes de Crébillon construisent une scénographie conversationnelle, c’est pour démultiplier les possibles, ceux de la narration, mais surtout ceux de la lecture. Conversational Scenography in Crébillon’s Tales. This article shows the importance of dialogism in Crébillon’s tales, a dialogism located at the macro- as well as at the micro-structural levels (that of his syntactic choices). The article also attempts to understand why this dialogism is so prevalent in Crébillon’s work. In Tanzaï, attention is drawn on the framing dialogue that is staged between a mischievous male listener and an benevolent female one, whose conflicting commentaries accompany the narration. This configuration which provides a basis for Le Sopha and for its sequel Ah, quel conte !, is born out of a parody of Marivaux’ Marianne. In the embedded tale of the Fairy Moustache, Crébillon however seems less interested in criticizing his fellow-writer than in staging in full light the devices of a style of writing very close to his own. Throughout his career, Crébillon seems indeed prone to question fiction while creating it. If his tales construct a conversational scenography, it is in order to multiply the possible ways of writing and of reading. |
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L’article cherche à montrer l’importance du dialogisme dans les contes de Crébillon (dialogisme macro-structural, mais aussi micro-structural, justifiant ses prédilections syntaxiques) et à réfléchir sur la raison d’être de son omniprésence. Pour ce faire, il analyse la genèse dans le Tanzaï du dispositif du dialogue-cadre par lequel un auditeur malveillant et une bénévole auditrice commentent en s’affrontant la narration du conte. Ce dispositif qui fonde Le Sopha et sa suite Ah, quel conte ! voit le jour pendant le pastiche de la Marianne de Marivaux. Crébillon, dans le récit enchâssé de la fée Moustache, cherche moins à railler qu’à mettre au jour les ressorts d’une écriture proche de la sienne. Crébillon est en effet, dès ses débuts et tout au long de son œuvre, un écrivain qui s’interroge sur la fiction du même mouvement qu’il la crée. Si les contes de Crébillon construisent une scénographie conversationnelle, c’est pour démultiplier les possibles, ceux de la narration, mais surtout ceux de la lecture. |
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