La scénographie conversationnelle des contes de Crébillon

L’article cherche à montrer l’importance du dialogisme dans les contes de Crébillon (dialogisme macro-structural, mais aussi micro-structural, justifiant ses prédilections syntaxiques) et à réfléchir sur la raison d’être de son omniprésence. Pour ce faire, il analyse la genèse dans le Tanzaï du disp...

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Bibliografiske detaljer
Udgivet i:URI:https://journals.openedition.org/feeries,
Hovedforfatter: Géraud, Violaine
Format: Article ou chapitre numérique
Sprog:Français
Udgivet: Féeries 2007
Online adgang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivelse
Summary:L’article cherche à montrer l’importance du dialogisme dans les contes de Crébillon (dialogisme macro-structural, mais aussi micro-structural, justifiant ses prédilections syntaxiques) et à réfléchir sur la raison d’être de son omniprésence. Pour ce faire, il analyse la genèse dans le Tanzaï du dispositif du dialogue-cadre par lequel un auditeur malveillant et une bénévole auditrice commentent en s’affrontant la narration du conte. Ce dispositif qui fonde Le Sopha et sa suite Ah, quel conte ! voit le jour pendant le pastiche de la Marianne de Marivaux. Crébillon, dans le récit enchâssé de la fée Moustache, cherche moins à railler qu’à mettre au jour les ressorts d’une écriture proche de la sienne. Crébillon est en effet, dès ses débuts et tout au long de son œuvre, un écrivain qui s’interroge sur la fiction du même mouvement qu’il la crée. Si les contes de Crébillon construisent une scénographie conversationnelle, c’est pour démultiplier les possibles, ceux de la narration, mais surtout ceux de la lecture.