Les comptes merveilleux de la finance
Jean-François Melon, qui a publié en 1734 un des textes majeurs de l’économie politique du xviiie siècle, l’Essai politique sur le commerce (revu et augmenté en 1736), s’était préalablement livré aux joies du conte oriental avec Mahmoud le Gasnévide (1729), qui dresse le portrait d’un gouvernant idé...
Wedi'i Gadw mewn:
| Cyhoeddwyd yn: | URI:https://journals.openedition.org/feeries, |
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| Prif Awdur: | |
| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
Féeries
2007
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| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | Jean-François Melon, qui a publié en 1734 un des textes majeurs de l’économie politique du xviiie siècle, l’Essai politique sur le commerce (revu et augmenté en 1736), s’était préalablement livré aux joies du conte oriental avec Mahmoud le Gasnévide (1729), qui dresse le portrait d’un gouvernant idéal. En sollicitant le riche jeu d’échos qu’entretiennent les deux textes, notre analyse s’attache en un premier temps à montrer l’originalité et les enjeux de la vision « mondialisée » de la justice esquissée par l’économiste-conteur. Elle se penche dans un second temps, à partir du spectre de l’expérience et de la banqueroute de Law qui hante les deux livres, sur les liens profonds qui unissent les comptes de la finance et le choix narratif du conte merveilleux : qu’il parle de l’action gouvernementale, de l’arithmétique politique, de la monnaie fiduciaire ou d’un Orient utopique, Melon nous aide à voir que, dans nos sociétés financiarisées, la confiance joue un rôle dont la centralité et la fragilité sont proprement « merveilleuses ». |
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