Critique et morale dans Le Taureau blanc de Voltaire (1774)
Fervent pourfendeur des superstitions et des croyances irraisonnées aux « fables » bibliques, Voltaire réécrit, dans Le Taureau blanc, un certain nombre d’épisodes surnaturels issus de la Bible et les insère au cœur d’un conte oriental. Cette parodie fait vivre au lecteur une expérience du renversem...
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| Veröffentlicht in: | URI:https://journals.openedition.org/feeries, |
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| 1. Verfasser: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
Féeries
2016
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| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | Fervent pourfendeur des superstitions et des croyances irraisonnées aux « fables » bibliques, Voltaire réécrit, dans Le Taureau blanc, un certain nombre d’épisodes surnaturels issus de la Bible et les insère au cœur d’un conte oriental. Cette parodie fait vivre au lecteur une expérience du renversement : d’une part, les personnages religieux, insérés dans un autre cadre narratif, se chargent de significations différentes ; d’autre part, l’autoréflexivité et la construction emboîtée font du conte un lieu de réflexion et d’interprétation sur la fiction et sur sa capacité à influencer les mœurs. Enfin, le recours systématique au double sens et à l’ironie emporte le lecteur dans un vertige interprétatif qui l’invite à s’interroger sur les significations des symboles, à prendre conscience de la relativité des exégèses, donc à faire usage de sa raison. En ce sens, une telle démarche critique a une portée morale, c’est-à-dire philosophique. |
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