Les anges déchus qui font rire
L’Histoire des deux frères génies Adis et Dahy extraite des Mille et Un Jours de Pétis de La Croix semble à la fois s’enraciner dans un drame mythologique archaïque (substrat orientale) et prétendre à la légèreté d’une comédie morale (traitement de Pétis de La Croix et sans doute aussi de Lesage). L...
שמור ב:
| הוצא לאור ב: | URI:https://journals.openedition.org/feeries, |
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| מחבר ראשי: | |
| פורמט: | Article ou chapitre numérique |
| שפה: | Français |
| יצא לאור: |
Féeries
2016
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| גישה מקוונת: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| סיכום: | L’Histoire des deux frères génies Adis et Dahy extraite des Mille et Un Jours de Pétis de La Croix semble à la fois s’enraciner dans un drame mythologique archaïque (substrat orientale) et prétendre à la légèreté d’une comédie morale (traitement de Pétis de La Croix et sans doute aussi de Lesage). Le noyau dur correspond à une déchéance puis une réhabilitation de deux créatures immortelles. La narration se déroule selon l’enchaînement : démérite / châtiment conditionnel ; réalisation de la condition / fin du châtiment. À partir de là, trois catégories de récit : une première catégorie sur le thème de « l’ange déchu » ; une deuxième selon le syntagme du « châtiment conditionnel » ; une troisième qui combine les deux premières. Leur analyse révèle l’intérêt d’une comparaison avec les sources arabes, turques ou persanes du « conte oriental » français. Et peut-être déjà quelques points à retenir : l’usage fréquent en Orient d’une parole miroir douée d’effets curatifs à l’instar du récit-cadre des Mille et Une Nuits qui est réexaminé ici à la lumière de nouvelles variantes ; la fragilité des moyens de transfert vers l’Occident et la vulnérabilité des traductions et des adaptations qui peuvent tantôt laisser échapper « la proie pour l’ombre », tantôt créer de nouvelles intrigues aux dépens d’un Orient soudain grotesque. |
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