Comment ne s’adresser qu’à quelques-uns ? Remarques sur la cryptographie de tradition alphabétique
Cet article se propose d’examiner le concept de cryptographie dans la tradition alphabétique occidentale selon trois paradigmes: celui du chiffre selon les propositions de Leon Battista Alberti (1404-1472), qui implique tout autant la communication que le secret; celui de l’échange épistolaire, selo...
Enregistré dans:
| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/extremeorient, |
|---|---|
| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Extrême-Orient Extrême-Occident
2011
|
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Cet article se propose d’examiner le concept de cryptographie dans la tradition alphabétique occidentale selon trois paradigmes: celui du chiffre selon les propositions de Leon Battista Alberti (1404-1472), qui implique tout autant la communication que le secret; celui de l’échange épistolaire, selon la théorie élaborée par Georg Simmel (1858- 1918) – le contenu de la lettre étant cette fois préservé par l’habitusmoral de l’ethos lettré; et celui de l’allusion discrète qui, dans un contexte politique dangereux, exige du lecteur une attention particulière et un habitus cognitif susceptible de lui permettre de lire entre les lignes, selon Leo Strauss (1899-1973). Ces trois modalités permettent de garantir à des degrés divers et dans des contextes différents la protection d’un contenu, et servent de cadre à une réflexion plus générale sur le code. |
|---|