Lieux de la loi, lieux du savoir : maîtriser le temps et l’espace des autopsies sous les Qing

Sous l’article 412 du code des Qing régissant les autopsies, il existe un groupe spécifique des articles additionnels qui résultent des soucis en relation à la fois avec le temps et l’espace. En raison de l’insurmontable vulnérabilité d’un cadavre, l’anxiété devant l’écoulement du temps est d’autant...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/extremeorient,
Auteur principal: Xie, Xin-zhe
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Extrême-Orient Extrême-Occident 2016
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Sous l’article 412 du code des Qing régissant les autopsies, il existe un groupe spécifique des articles additionnels qui résultent des soucis en relation à la fois avec le temps et l’espace. En raison de l’insurmontable vulnérabilité d’un cadavre, l’anxiété devant l’écoulement du temps est d’autant plus flagrante que l’autopsie est en jeu. De plus, l’impératif de réaliser toute autopsie in situ rend cette course contre la montre encore plus laborieuse. En outre, le code stipule que seuls les magistrats locaux sont habilités à superviser une autopsie. Par conséquent, le défi posé par le temps et l’espace, conjugué avec l’habilitation exclusive du magistrat, donne lieu à un casse-tête caractérisé par le temps rallongé pour un magistrat habilité d’arriver sur la scène de l’autopsie. Sur la base des mémoires du palais jusqu’ici inédits, l’article retrace comment les législateurs des Qing tentèrent de résoudre un tel casse-tête en mettant progressivement en place des mesures accommodantes ainsi que des limites à leur utilisation. Ce faisant, l’article éclaire une conception particulière de l’expertise, qui met l’accent plus sur la fiabilité morale que sur la connaissance technique.