Corps sensible et corps pratico-inerte : femme frustrée et kamikaze mutique dans une nouvelle de Kôno Taeko, « Tetsu no uo » (« Poisson de fer »)

« Poisson de fer » (« Tetsu no uo », 1976), nouvelle de l’écrivaine Kôno Taeko (1926-2015), raconte l’histoire d’une veuve de guerre qui se fait enfermer la nuit dans le musée (le sanctuaire Yasukuni) où son mari est vénéré comme un dieu, et dans la torpille sous-marine (le « poisson ») où il a trou...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/extremeorient,
Autor principal: Siary, Gérard
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Extrême-Orient Extrême-Occident 2016
Matèries:
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descripció
Sumari:« Poisson de fer » (« Tetsu no uo », 1976), nouvelle de l’écrivaine Kôno Taeko (1926-2015), raconte l’histoire d’une veuve de guerre qui se fait enfermer la nuit dans le musée (le sanctuaire Yasukuni) où son mari est vénéré comme un dieu, et dans la torpille sous-marine (le « poisson ») où il a trouvé la mort. Dans le processus de réappropriation de ce mari kamikaze, qu’elle n’a presque pas connu et qui ne lui a pas laissé la parole, la souffrance alterne avec la jouissance. Le poisson symbolise ici le traumatisme de guerre perçu au féminin et subvertit l’historiographie masculine officielle au profit de la souffrance privée et muette de la femme.