Le stratège comme maître des signes : art de la guerre et art sémiotique en Chine ancienne

Cet article se propose d’examiner la figure du stratège dans diverses sources textuelles de Chine ancienne de nature politique, philosophique, militaire ou historique. Le stratège y est vu, et loué, comme un individu capable d’anticiper les événements, de dévoiler la condition réelle de l’adversaire...

Descrizione completa

Salvato in:
Dettagli Bibliografici
Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/extremeorient,
Autore principale: Galvany, Albert
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Extrême-Orient Extrême-Occident 2015
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Cet article se propose d’examiner la figure du stratège dans diverses sources textuelles de Chine ancienne de nature politique, philosophique, militaire ou historique. Le stratège y est vu, et loué, comme un individu capable d’anticiper les événements, de dévoiler la condition réelle de l’adversaire, de prévoir ses plans, manœuvres et intentions. Le succès de toute action est supposé dépendre de la conformation des protagonistes à la conjoncture spatiale et temporelle ainsi que de la capacité à prévoir le déroulement d’une situation depuis son stade inchoatif : le sage et le général des armées convergent sur ce point, définis qu’ils sont par leur clairvoyante anticipation des événements et leur perception de la réalité interne des êtres grâce à la prise en compte des indices les plus tenus qui affleurent dans le champ du visible. De ce point de vue, le général à la tête des armées peut être considéré comme un maître des signes convertissant l’art de la guerre en arsenal de techniques « sémiotiques » garantissant la juste prévision des événements. À partir d’épisodes militaires et de récits biographiques de quelques stratèges célèbres de l’époque antique, cet article s’emploiera à montrer les bénéfices et les risques liés à l’anticipation par le biais d’indices et de traces qui peuvent s’avérer aussi bien symptômes probants que leurres fatals.