Prendre en compte la continuité historique pour penser le politique aujourd’hui
Avec la promotion par le pouvoir d’une « société d’harmonie », un nouveau consensus est en train de voir aujourd’hui le jour en Chine. Ce consensus est pour l’auteur le fruit de trois traditions qui se répondent : la première correspond à la politique d’ouverture et de réformes conduite depuis la fi...
Guardat en:
| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/extremeorient, |
|---|---|
| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Extrême-Orient Extrême-Occident
2012
|
| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Avec la promotion par le pouvoir d’une « société d’harmonie », un nouveau consensus est en train de voir aujourd’hui le jour en Chine. Ce consensus est pour l’auteur le fruit de trois traditions qui se répondent : la première correspond à la politique d’ouverture et de réformes conduite depuis la fin des années 1970 ; la seconde est l’héritage maoïste et ses idéaux de justice sociale ; la troisième est la tradition confucéenne et son idée centrale d’harmonie, qui diffère de la lutte des classes à laquelle le Parti a fait longtemps référence. En prenant véritablement en compte le continuum entre ces différentes expériences historiques, la Chine pourra emprunter sa propre voie, celle d’une République socialiste confucéenne. Pour cela, une réévaluation de l’histoire récente, et notamment des soixante années de la République populaire, est nécessaire. On ne peut en effet plus opposer, comme on le fit longtemps, les trente années du maoïsme aux trente années de l’ouverture. |
|---|