Du bon usage du faux

Le faux et la falsification atteignent, en Orient comme dans le reste du monde, l’ensemble des compartiments de la vie sociale. Ils posent des problèmes d’ordre éthique, ou de morale pratique, s’insèrent dans le débat idéologique ainsi que dans les pratiques familiales ou la vie économique. Les text...

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書誌詳細
出版年:URI:https://journals.openedition.org/extremeorient,
第一著者: Feller, Laurent
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: Extrême-Orient Extrême-Occident 2013
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:Le faux et la falsification atteignent, en Orient comme dans le reste du monde, l’ensemble des compartiments de la vie sociale. Ils posent des problèmes d’ordre éthique, ou de morale pratique, s’insèrent dans le débat idéologique ainsi que dans les pratiques familiales ou la vie économique. Les textes proposés dans ce volume et que ce papier commente, présentent, à travers des exemples et des situations assez divers dans le temps et concernant un espace très vaste, une gamme assez large des problèmes que pose la question du faux dans la vie sociale. La falsification est dans certains cas – hyménoplastie, reconstruction de généalogies – une manipulation effectuée avec des objectifs restreints pour des propos privés, relevant de la réussite sociale, individuelle et collective. Il s’agit de tricheries limitées visant à assurer la conformité d’une personne aux règles du jeu social. Dans d’autres cas – archéologie paléolithique, abdications impériales –, ces manipulations sont opérées non pour obtenir ce résultat, mais pour modifier le jeu lui-même. Enfin, au cœur de la vie économique, falsifications et faux posent la question du contrôle des institutions de l’État sur la production et les échanges, à la fois pour des raisons ayant trait à l’ordre social et à sa stabilité et, de façon très prosaïque aussi, pour des motifs fiscaux. La qualité des produits fabriqués, et donc la possibilité de les identifier de façon sûre, est également un point vital pour toute économie ayant cessé d’être une pure économie de subsistance et reposant autant sur l’échange que sur la production.