Reditus regni Francorum ad stirpem Karoli. À propos de l’historiographie ancienne des Serments de Strasbourg : les gloses de Vigenère (1589)
Le mythe du reditum ad stirpem Karoli, qui permettait d’effacer l’usurpation originaire des Capétiens en mettant en évidence la continuité dynastique des rois de France, a été utilisé par Henri IV pour soutenir une action politique destinée à garantir le retour à l’ordre à travers l’exaltation de vi...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/eve, |
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| Egile nagusia: | |
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Corpus Eve
2025
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| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Le mythe du reditum ad stirpem Karoli, qui permettait d’effacer l’usurpation originaire des Capétiens en mettant en évidence la continuité dynastique des rois de France, a été utilisé par Henri IV pour soutenir une action politique destinée à garantir le retour à l’ordre à travers l’exaltation de vieilles traditions gallicanes que l’on faisait remonter à Charlemagne. L’Annotation « De l’ancienne langue gauloise, et quelle a peu près elle pouvoit estre du temps de Cesar » de Blaise de Vigenère, ajoutée à la traduction du De Bello Gallico de César l’année de l’avènement au trône d’Henri IV, est analysée ici pour montrer que celle-ci porte la trace de l’élaboration de nouvelles conceptions historiographiques : en attribuant à Charlemagne un rôle fondateur dans la purification de la langue vernaculaire, Vigenère entendait légitimer l’élection de Henri IV en insistant sur la question de la succession héréditaire des rois de France et en mettant en avant l’élément gallican pour s’opposer au Pape, contraire à sa proclamation au trône. |
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