Una dulce noche de la dulce vida
En 1930 Gabriela Mistral visita le Mexique, mais l’intérêt n’est pas de savoir si son séjour fut bon ou mauvais. Ce qui nous intéresse, en revanche, c’est qu’elle prit un train qui l’emmena au Chiapas et du Chiapas elle se dirigea à la frontière du Guatemala. Depuis la capitale guatémaltèque, un aut...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/etudesromanes, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Espagnol |
| Publicado em: |
Cahiers d’études romanes
2015
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | En 1930 Gabriela Mistral visita le Mexique, mais l’intérêt n’est pas de savoir si son séjour fut bon ou mauvais. Ce qui nous intéresse, en revanche, c’est qu’elle prit un train qui l’emmena au Chiapas et du Chiapas elle se dirigea à la frontière du Guatemala. Depuis la capitale guatémaltèque, un autre train – bananier, lent, en acajou brillant en première classe – partit à sa rencontre. Dans ce train voyageait, désigné par le gouvernement du Général Ubico, Rafael Arévalo Martínez, considéré comme le plus grand poète guatémaltèque de cette époque. Avec une ponctualité incertaine, les deux trains coïncidèrent à Tapachula. Nous ne savons pas comment se déroula la rencontre entre la robuste Gabriela Mistral et l’homme qui ressemblait à une grue (selon son propre autoportrait) ou à un colibri. Nous savons que le gouvernement leur assigna un chalet aux bords du lac d’Amatitlán durant 15 jours. J’essaierai d’enquêter, dans les journaux de l’époque, dans les mémoires des deux poètes, dans les biographies qui leur ont été consacrées, s’il est possible de mettre en place, pour ces 15 jours, un improbable gossip littéraire. Je sais, d’ailleurs, qu’il y a une lettre, à l’éloquence mesurée, que Mistral a adressée à Arévalo, qui rémemore ce séjour, ainsi que deux oeuvres à l’esthétique solide, écrites par Arévalo : une poésie à la limite du kitsch, qui donne son titre à ce travail, et le récit La signatura de la esfinge. Ce sont les secrets de ces compositions que je vais aborder ici. |
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