1933-1936 : Falange Española dans ABC de Madrid

Dans le paysage journalistique et politique espagnol du début des années 30, ABC s’érigeait en porte-parole de la Monarchie déchue. Autant dire en porte-étendard de l’anti-républicanisme le plus acharné. Il s’intéressa de ce fait à Falange Española et son fascisme « à l’espagnole ». Il est vrai que...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/etudesromanes,
Autor Principal: Grégorio, Pierre-Paul
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: Cahiers d’études romanes 2013
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Dans le paysage journalistique et politique espagnol du début des années 30, ABC s’érigeait en porte-parole de la Monarchie déchue. Autant dire en porte-étendard de l’anti-républicanisme le plus acharné. Il s’intéressa de ce fait à Falange Española et son fascisme « à l’espagnole ». Il est vrai que les liens d’amitié unissant Juan Ignacio Luca de Tena et José Antonio Primo de Rivera étaient nés, en prison, bien avant octobre 1933. Pendant la période étudiée, le journal ne traita cependant pas de façon linéaire la présence de F.E. sur la scène politique nationale. Tout en rejetant les effets faciles et les subterfuges grossiers au profit d’une information posée et lucide — du moins, théoriquement —, il apparaît que le non-dit dans le discours du quotidien madrilène montre la mutation de ce dernier. D’abord simple source d’information, il se transforma en machine au service d’une propagande après avoir accompli une fonction de courroie de transmission d’un courant politique. En d’autres termes, au cours de ces trente-trois mois précédant la guerre civile, ABC chercha à instrumentaliser le devenir et la réalité de F.E. au profit de sa propre vision de l’Espagne. Comme un signe du caractère purement conjoncturel qu’il accordait à la présence des chemises bleues.