Entre invisibilité et visibilité
Entre 1918 et 1924, le missionnaire et ethnologue allemand Martin Gusinde a produit une archive photographique des peuples autochtones de la Patagonie chilienne. Les images représentant les esprits de la cérémonie du Hain du peuple Selk’nam ont fait l’objet d'appropriations artistiques croissan...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/etudesromanes, |
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Cahiers d’études romanes
2026
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Entre 1918 et 1924, le missionnaire et ethnologue allemand Martin Gusinde a produit une archive photographique des peuples autochtones de la Patagonie chilienne. Les images représentant les esprits de la cérémonie du Hain du peuple Selk’nam ont fait l’objet d'appropriations artistiques croissantes à partir des années 2000 au Chili, puis à des fins lucratives. Analyser ces appropriations dans le champ de l’art permet de montrer comment les régimes de visibilité du peuple Selk’nam se pluralisent, encourageant leur surgissement dans l'espace social et promouvant des relectures critiques de l’histoire du Chili. C'est dans ce contexte que le peuple Selk’nam, considéré disparu dans les années 1960, obtient sa reconnaissance comme peuple vivant du Chili en 2023. Cependant, l’appropriation commerciale et patrimoniale de ces photographies fétichise leur identité culturelle et occulte le processus de (re)construction de leur autochtonie. |
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