Voir ce qu’il ne faut pas entendre
La chanson Le Blason repose sur le principe d’une paralipse. En prétendant faire l’éloge du sexe féminin, c’est en fait un mot tabou que Georges Brassens décrit sans le nommer. L’emploi du mot « con », dont l’homonymie affecte le canteur, y est malicieusement détourné : son image acoustique et graph...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/etudesromanes, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Cahiers d’études romanes
2026
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | La chanson Le Blason repose sur le principe d’une paralipse. En prétendant faire l’éloge du sexe féminin, c’est en fait un mot tabou que Georges Brassens décrit sans le nommer. L’emploi du mot « con », dont l’homonymie affecte le canteur, y est malicieusement détourné : son image acoustique et graphémique apparaît en filigrane tout au long de la chanson. Ces images rémanentes du signifiant, plus ou moins subliminales, convoquent le signifié, pudiquement voilé par les préoccupations métalinguistiques. Dès lors, la traduction de la chanson devra jouer sur la transposition de ces images. Rimes, métaphores, jeux sur l’hypotexte et le paratexte : les trois traducteurs (Piero d’Ostra, Beppe Chierici, Salvo Lo Galbo) utilisent des procédés différents pour faire apparaître le signifiant aux yeux et aux oreilles du public italophone. Le jeu sur la tabouïsation révèle les questions sur l’esthétique du discours chanté, et met en évidence la dimension synesthésique de l’écoute. |
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