Temps et espace urbain dans Metropolitano de Borja Ortiz de Gondra
D’après les travaux du philosophe Michel Blay, du politologue Zaki Laïdi et du sociologue Michel Maffesoli, notre époque crée un nouveau rapport au temps marqué par « l’effondrement de la matrice des Lumières, c’est-à-dire d’une certaine vision du progrès et de l’avenir » (Laïdi). D’où un sentiment...
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| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/etudesromanes, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Cahiers d’études romanes
2013
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | D’après les travaux du philosophe Michel Blay, du politologue Zaki Laïdi et du sociologue Michel Maffesoli, notre époque crée un nouveau rapport au temps marqué par « l’effondrement de la matrice des Lumières, c’est-à-dire d’une certaine vision du progrès et de l’avenir » (Laïdi). D’où un sentiment d’urgence, un rapatriement du futur sur le présent qui fait de l’ici et maintenant un espace quasi « sacralisé ». Comment s’inscrit cette perception nouvelle dans les coordonnées spatio-temporelles des dramaturgies espagnoles les plus récentes ? C’est ce que j’analyserai à partir d’une pièce au titre emblématique Metropolitano, de Borja Ortiz de Gondra, où les figues de style que sont l’asyndète et la parataxe inscrivent une discontinuité temporelle dans le rythme dramatique comme dans le rythme urbain. Plusieurs temporalités se trouvent saisies simultanément dans un même tableau. Apparaît ainsi clairement le paradoxe du rythme urbain postmoderne, à la fois effréné et inerte. Comme si l’accélération de la vitesse d’écoulement du temps équivalait à faire du sur place. |
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