« Reader, attend » : Robert Burns et l’art de la pointe

Le dix-huitième siècle est un grand siècle pour l’épigramme. Les épigrammes (à l’origine, une inscription brève et poétique) se diversifient et prennent diverses formes : improvisation, histoire drôle, dédicace, conseil… Leur nature les associe traditionnellement avec le franc-parler. L’Écosse a sa...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/etudesecossaises,
Autor principal: Tholoniat, Yann
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: Études écossaises 2015
Assuntos:
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Le dix-huitième siècle est un grand siècle pour l’épigramme. Les épigrammes (à l’origine, une inscription brève et poétique) se diversifient et prennent diverses formes : improvisation, histoire drôle, dédicace, conseil… Leur nature les associe traditionnellement avec le franc-parler. L’Écosse a sa propre tradition de l’épigramme. L’œuvre de Robert Burns témoigne de son appréciation des formes brèves, parmi lesquelles il privilégie les épitaphes et les épigrammes. Les deux formes constituent des commentaires : ces « écritures sur » — un texte, une personne, défunte ou vivante — manifestent le désir de Burns d’aller à la rencontre ou à l’encontre des autres. La forme se situe au croisement de plusieurs genres et possède une grande diversité métrique et thématique, et tous les tons sont représentés. Cet article souhaite étudier l’art de la pointe dans la poésie de Robert Burns afin de montrer comment, tout en traçant son sillon poétique écossais, « the heaven-taught ploughman » s’inscrit dans une longue tradition continentale.