L’image des locuteurs écossais au siècle des Lumières : les points de vue de Johnson, Boswell et des orthoépistes
La seconde partie du siècle des Lumières a été marquée par la publication en cascade de dictionnaires de prononciation. Ces ouvrages, rédigés par ceux que l’on nommait « orthoépistes » en raison de leur intérêt pour l’étude de la prononciation de l’anglais par leurs contemporains, ont tout naturelle...
Đã lưu trong:
| Xuất bản năm: | URI:https://journals.openedition.org/etudesecossaises, |
|---|---|
| Tác giả chính: | |
| Định dạng: | Article ou chapitre numérique |
| Ngôn ngữ: | Français |
| Được phát hành: |
Études écossaises
2013
|
| Những chủ đề: | |
| Truy cập trực tuyến: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Tóm tắt: | La seconde partie du siècle des Lumières a été marquée par la publication en cascade de dictionnaires de prononciation. Ces ouvrages, rédigés par ceux que l’on nommait « orthoépistes » en raison de leur intérêt pour l’étude de la prononciation de l’anglais par leurs contemporains, ont tout naturellement été confrontés aux variations régionales et dialectales. C’est ainsi que la prononciation des locuteurs écossais a été examinée et analysée avec le plus vif intérêt.Afin d’évaluer la perception que l’on a de ces locuteurs, il faut tout d’abord rappeler que les orthoépistes revendiquent, pour certains, leur filiation à Samuel Johnson. Ceci est d’autant plus important que Boswell, dans sa biographie de Johnson, parlait à propos de M. Wedderburne de « the coarse part of his Scotch accent. » Quant à Samuel Johnson, il était convaincu que peu d’Écossais pouvaient prétendre « to a perfect English pronunciation ».Cette question de l’accent écossais et de la compétence des Écossais en matière de prononciation anglaise est d’autant plus intéressante qu’il y avait des Écossais parmi ces orthoépistes ; d’ailleurs William Kenrick souligne l’importante contribution des Écossais à la codification de la prononciation de l’anglais. C’était le cas du très connu William Perry, auteur d’un dictionnaire de prononciation anglaise, mais aussi de William Angus ou encore de Alexander Geddes.Le problème qui va se poser est double. D’abord, celui de la légitimité des Écossais à discuter de la prononciation de l’anglais : Johnson n’avait-il déjà pas remis en cause celle des Irlandais et de Thomas Sheridan, orthoépiste très prisé à cette époque ? L’autre facette du problème est lié à l’esthétisme : toute prononciation non standard était considérée comme « a mark of disgrace ».Nous verrons que la fin du siècle va, sous la plume de John Walker, faire de vives recommandations aux natifs d’Écosse, afin de se conformer aux desiderata d’une société britannique soucieuse d’une certaine uniformité en matière de prononciation. |
|---|