À l’horizon d’Aros, une lecture des coordonnées de My Lady of Aros de John Brandane
Au sortir de la première guerre mondiale, John Brandane participe activement à la fondation du théâtre national d’Écosse, en 1920-1921 : il écrit des pièces dramatiques ou comiques, nécessairement traitant de sujets écossais, en utilisant, comme toile de fond, l’île d’Aros de son roman, My Lady of A...
Wedi'i Gadw mewn:
| Cyhoeddwyd yn: | URI:https://journals.openedition.org/etudesecossaises, |
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| Prif Awdur: | |
| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
Études écossaises
2013
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| Pynciau: | |
| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | Au sortir de la première guerre mondiale, John Brandane participe activement à la fondation du théâtre national d’Écosse, en 1920-1921 : il écrit des pièces dramatiques ou comiques, nécessairement traitant de sujets écossais, en utilisant, comme toile de fond, l’île d’Aros de son roman, My Lady of Aros, (1910).Cette étude, précédée d’une brève biographie de l’auteur aujourd’hui méconnu, porte sur le roman de John Brandane, qui, bien que publié en 1910, ne participe pas du genre Kailyard. Le récit se place dans la lignée des romans de cape et d’épée de Stevenson (Kidnapped, etc.) et s’enracine dans l’horizon politique de l’après-Culloden, plus précisément en 1759. Certes, on perçoit aussi un relent des romans écossais (Waverley, entre autres) de Walter Scott, dans My Lady of Aros ; mais le John Macnab de John Buchan à venir (1925) lui confère le rôle de texte relais qui offre néanmoins des perspectives (ou horizons) nouvelles.My Lady of Aros fait de l’île de Mull une rose des vents moins parce que la tempête balaie l’île tout au long du récit que parce que l’île d’Aros, alias Mull, est tout à la fois un point de mire où convergent les forces antagonistes en 1759 et un point de départ vers des directions multiples : l’Écosse hébridienne et métropolitaine, l’Angleterre, la France, l’Amérique du Nord.La visée de notre propos est l’horizon interne de l’œuvre tout entière de Brandane qui fait l’originalité de ce roman. En effet, à son retour de guerre, en 1918, John Brandane puise dans ce roman source divers sujets qui seront les thèmes centraux de diverses pièces dramatiques composées pour lancer le théâtre national d’Écosse. Les transferts thématiques manifestes sont ancrés dans une réalité historique (The Spanish Galleon, The Change House) et politique (The Glen is Mine) de la nation tournée vers l’horizon encore lointain de l’autonomie légitimée par la prise de conscience qui s’est forgée pendant les années de guerre. |
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