Mekill Wirdis: Vulgarisms in Jean-Jacques Blanchot’s French Translation of the Flyting of Dunbar and Kennedy
The Flyting of Dunbar and Kennedy de William Dunbar est depuis longtemps considéré à la fois comme l’un des poèmes les plus représentatifs du « style bas » adopté dans bon nombre de poèmes en ancien écossais — Older Scots (Macafee & Aitken, 2002, part. 9.3.6; Bawcutt, 1992, p. 222; Corbett, 1997...
Sparad:
| I publikationen: | URI:https://journals.openedition.org/etudesecossaises, |
|---|---|
| Huvudupphovsman: | |
| Materialtyp: | Article ou chapitre numérique |
| Språk: | Anglais |
| Publicerad: |
Études écossaises
2023
|
| Ämnen: | |
| Länkar: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sammanfattning: | The Flyting of Dunbar and Kennedy de William Dunbar est depuis longtemps considéré à la fois comme l’un des poèmes les plus représentatifs du « style bas » adopté dans bon nombre de poèmes en ancien écossais — Older Scots (Macafee & Aitken, 2002, part. 9.3.6; Bawcutt, 1992, p. 222; Corbett, 1997, p. 221‑223), et comme un excellent exemple de flyting, un genre poétique distinctif et typiquement écossais où deux poètes se haranguent l’un l’autre en utilisant toutes les ressources linguistiques à leur disposition. L’allitération proéminente du poème, ainsi que la présence de mots et expressions qualifiés vulgaires ou insultants par les ressources lexicographiques, en font un texte particulièrement difficile pour les traducteurs désireux de transmettre ses caractéristiques métriques et lexicales. En fait, dans l’archive BOSLIT (Bibliography of Scottish Literature in Translation — « Bibliographie de la littérature écossaise en traduction ») on ne trouve aucune trace de traductions de ce poème dans aucune langue ; néanmoins, une traduction française a été incluse dans une anthologie présentant les œuvres complètes de Dunbar, dirigée par Jean‑Jacques Blanchot et publiée par les Ellug en 2003. Cet article visera à mettre en évidence les principales stratégies de traduction adoptées par Blanchot pour s’attaquer aux gros mots employés : il proposera une vue d’ensemble des caractéristiques stylistiques principales du poème avant de discuter des choix de traduction de Blanchot à l’égard des vulgarités et insultes. Pour ce faire, il s’appuiera sur des ressources lexicographiques et des bases de données (telles que DOST et OED pour l’écossais, Frantext et TLF pour le français), ainsi que sur différents dictionnaires monolingues et bilingues. |
|---|