Éducation, révolutions et utopies au xviiie siècle
Aux XVIIe et XVIIIe siècles, à côté des récits de voyage très populaires, des écrivains donnèrent libre cours à leur fantaisie et proposèrent comme modèles fictionnels des peuples et des modes de vie entièrement différents de ceux de leur propre civilisation, vraisemblables puisqu’une partie importa...
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| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/etudes18, |
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| Autori principali: | , |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Études sur le XVIIIe siècle
2025
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Aux XVIIe et XVIIIe siècles, à côté des récits de voyage très populaires, des écrivains donnèrent libre cours à leur fantaisie et proposèrent comme modèles fictionnels des peuples et des modes de vie entièrement différents de ceux de leur propre civilisation, vraisemblables puisqu’une partie importante du globe était encore inconnue des Européens. À partir du milieu du XVIIe siècle, les écrivains placèrent les mondes imaginaires dans l’avenir. Animés d’une confiance croissante dans le progrès scientifique, économique et moral, beaucoup pensaient qu’un monde idéal pourrait être établi sur terre. La guerre d’Indépendance en Amérique attestait qu’il était possible de construire une nouvelle société, organisée selon des principes « éclairés ». Ainsi naquit la littérature utopique. De nombreux auteurs écrivaient à la fois des romans utopistes, des ouvrages de pédagogie et des livres pour enfants. À la fin du XVIIIe siècle, un nouvel utopisme littéraire, à la fois éducationnel et politique, atteignit les individus et les familles, comme le montre l’examen des papiers de la famille van Eck, en particulier le journal du fils Otto, qui met régulièrement en évidence le lien entre éducation, utopie et révolution. |
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