De la divergence art/science. L’image naturaliste entre 1720 et 1820
À partir du XVIIIe siècle, l’image naturaliste devient un outil scientifique essentiel, visant à représenter un type idéal d’espèce plutôt qu’un spécimen individuel. Elle établit une norme à partir de la diversité observée, franchissant le seuil épistémologique entre variété et espèce, selon Foucaul...
Kaydedildi:
| Yayımlandı: | URI:https://journals.openedition.org/etudes18, |
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| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
Études sur le XVIIIe siècle
2025
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| Konular: | |
| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | À partir du XVIIIe siècle, l’image naturaliste devient un outil scientifique essentiel, visant à représenter un type idéal d’espèce plutôt qu’un spécimen individuel. Elle établit une norme à partir de la diversité observée, franchissant le seuil épistémologique entre variété et espèce, selon Foucault. Linné oppose le botaniste, centré sur les caractéristiques constantes, à l’« anthophile », attiré par les variétés colorées. Cette distinction marque la séparation entre peinture de fleurs et illustration scientifique : la première célèbre la diversité esthétique, la seconde cherche la rigueur taxonomique. Les planches naturalistes doivent isoler les espèces ou juxtaposer celles d’un même genre pour permettre la comparaison. Le travail de représentation est collaboratif mais hiérarchisé : le botaniste dirige, le dessinateur exécute. Ce dernier doit être jeune, malléable, sans style personnel, souvent une femme, perçue comme docile, exclue des académies artistiques et dénuée de prétention artistique. Cette hétéronomie, associée à une certaine « virginité » académique, distingue l’illustration naturaliste de l’art académique. Ainsi, l’image devient un vecteur de savoir, façonnée par des exigences scientifiques et sociales spécifiques à l’époque moderne. |
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