« L’amour égalisait tout » : l’unité du décor des intérieurs libertins du roman des Lumières
Le texte analyse les décors libertins dans le roman des Lumières, de Crébillon à Sade, centrés sur le sopha, symbole du désir. Ces intérieurs rococo, riches et détaillés, sont paradoxalement réduits à des descriptions brèves et globalisantes, au profit d’une unité narrative érotique. L’espace littér...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/etudes18, |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Études sur le XVIIIe siècle
2025
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| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Le texte analyse les décors libertins dans le roman des Lumières, de Crébillon à Sade, centrés sur le sopha, symbole du désir. Ces intérieurs rococo, riches et détaillés, sont paradoxalement réduits à des descriptions brèves et globalisantes, au profit d’une unité narrative érotique. L’espace littéraire, inspiré de l’art décoratif, devient un lieu de mise en scène du corps, où chaque élément sert une finalité sensuelle. Ce contraste entre profusion décorative et simplification narrative révèle une tension entre témoignage artistique et transfiguration fictionnelle. Le roman absorbe la diversité du décor pour produire un effet univoque, réduisant les détails à une impression globale. Cette homogénéisation, loin d’être contradictoire avec l’esthétique rococo, sert l’unité du récit libertin, où le décor devient le temple du désir, fusionnant art et fiction dans une représentation spectaculaire mais simplifiée. |
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