Le cabinet du Régent au château de Saint-Cloud : un décor pour une collection de petits bronzes. Essai de reconstitution
Reconstituer l’histoire d’une pièce, fût-elle dans un bâtiment célèbre, est toujours difficile. Mais comment faire lorsqu’en plus le lieu a disparu, comme c’est le cas à Saint-Cloud où, après l’incendie de 1870, le château fut rasé à la fin du XIXe siècle. Le grand cabinet du Régent fut mis au goût...
שמור ב:
| הוצא לאור ב: | URI:https://journals.openedition.org/etudes18, |
|---|---|
| מחבר ראשי: | |
| פורמט: | Article ou chapitre numérique |
| שפה: | Français |
| יצא לאור: |
Études sur le XVIIIe siècle
2025
|
| נושאים: | |
| גישה מקוונת: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| סיכום: | Reconstituer l’histoire d’une pièce, fût-elle dans un bâtiment célèbre, est toujours difficile. Mais comment faire lorsqu’en plus le lieu a disparu, comme c’est le cas à Saint-Cloud où, après l’incendie de 1870, le château fut rasé à la fin du XIXe siècle. Le grand cabinet du Régent fut mis au goût du jour selon un programme ambitieux, dont de nombreux éléments nous échappent encore. La source la plus importante pour connaître les modifications apportées par Philippe II demeure sans conteste son inventaire après décès. Celui-ci semble suggérer que l’intégralité du mobilier n’était pas livrée à la mort du prince. Il indique les objets qui y étaient présents, à commencer pour la collection de petits bronzes et la façon dont elle était disposée. La lecture de l’inventaire permet de comprendre qu’un nouveau décor de boiserie avait dû être mis en place pour les recevoir. Le modèle de boiserie avait sans doute été fourni par son architecte, Gilles Marie Oppenord. Celui-ci proposait de se servir de la collection de petits bronzes, constituée par le père du prince et sans affectation depuis les aménagements du Palais-Royal, pour créer un décor dans une continuité entre les petites sculptures, les consoles d’applique dorées sur lesquelles elles prenaient place et les lambris, selon un principe que l’on retrouve dans deux planches gravées d’après l’architecte. |
|---|