Antiquarisme, esprit des Lumières et diplomatie dans le Tunis ottoman. La société consulaire et l’émergence de l’archéologie nord-africaine au XVIIIe siècle

À Tunis, une foule de consuls étaient unis et rivaux dans leur quête d’antiquités, et ce, plus dans un souci de découverte et d’occupation que dans une perspective commerciale. L’idée qu’« on s’élevait par l’entreprise et la découverte » y était forte et l’attrait pour les richesses archéologiques a...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/etudes18,
Autor principal: el Ghali, Adnen
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: Études sur le XVIIIe siècle 2025
Assuntos:
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:À Tunis, une foule de consuls étaient unis et rivaux dans leur quête d’antiquités, et ce, plus dans un souci de découverte et d’occupation que dans une perspective commerciale. L’idée qu’« on s’élevait par l’entreprise et la découverte » y était forte et l’attrait pour les richesses archéologiques antiques situées sur le pourtour sud de la Méditerranée a fait des consuls en poste dans cet espace les correspondants privilégiés des amateurs et des académiciens. Cet article analyse la figure du consul-archéologue, dont la professionnalisation n’était, dans les deux cas, qu’à ses balbutiements. L’auteur montre lui aussi l’importance des correspondances, notamment privées, qui reflètent la pluralité de profils des agents des Affaires extérieures qui n’étaient pas « que » des consuls ou des diplomates, mais aussi des collectionneurs et des représentants de la République des lettres.