Diplomatie, « opinion publique » et controverse savante au siècle des Lumières autour de l’élection du roi des Romains (1750-1751)

Au XVIIIe siècle, les diplomates ont dû s’habituer à une nouvelle donne politique : celle de la confrontation à l’opinion publique naissante. Le rapport de la diplomatie à la sphère publique était moins connu à l’époque moderne qu’à la période contemporaine. Sébastien Schick montre que la diplomatie...

Täydet tiedot

Tallennettuna:
Bibliografiset tiedot
Julkaisussa:URI:https://journals.openedition.org/etudes18,
Päätekijä: Schick, Sébastien
Aineistotyyppi: Article ou chapitre numérique
Kieli:Français
Julkaistu: Études sur le XVIIIe siècle 2025
Aiheet:
Linkit:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Kuvaus
Yhteenveto:Au XVIIIe siècle, les diplomates ont dû s’habituer à une nouvelle donne politique : celle de la confrontation à l’opinion publique naissante. Le rapport de la diplomatie à la sphère publique était moins connu à l’époque moderne qu’à la période contemporaine. Sébastien Schick montre que la diplomatie du XVIIIe siècle savait jouer de la sphère publique, tout en gardant le secret relatif aux enjeux d’État. L’auteur prend pour point de départ de l’étude les négociations autour d’un enjeu européen : la tentative d’élection de l’archiduc Joseph d’Autriche – le futur Joseph II – comme roi des Romains au début des années 1750. Certaines puissances s’y sont opposées en tentant d’en faire un objet public. Cette « publicisation » du débat correspond à une stratégie délibérée des gouvernants qui fait un peu penser à l’approche actuelle du « buzz ». Toutefois, la controverse se voulait savante et reposait en grande partie sur l’intervention d’universitaires et d’experts. Cette publicité savante a contribué à ce que le regretté Hamish Scott appelait la « culture diplomatique de l’Europe d’Ancien Régime ».